Pascal Bregnard, vous êtes un jeune papa rayonnant de bonheur, débordant d’énergie ; pouvez-vous nous rappeler quelle est votre service dans l’Eglise ?
Ma principale fonction est animateur des jeunes dans l’Eglise catholique pour la région de La Côte, de Coppet à Rolle. Parallèlement à cette activité, j’assume aussi le rôle de webmaster du site Internet des jeunes catholiques vaudois, www.pasaj.ch. Je suis donc engagé par la Fédération des Paroisses catholiques et nommé par l’évêque. Mon rôle est d’organiser et coordonner la pastorale des jeunes. De façon régulière, j’anime les rencontres des groupes de jeunes et j’organise aussi des temps forts comme les retraites, les week-ends ou les sorties. Bien entendu, il m’incombe aussi de collaborer à des événements plus particuliers, voire exceptionnels comme les JMJ (journées mondiales de la jeunesse) ou, récemment, la venue du Pape en Suisse. Le Festi’Flash en est un.
Vous avez donc un rôle pastoral auprès des jeunes et vous organisez un festival de musique. Est-ce plus facile d’attirer les jeunes à un festival qu’à la messe ? Comment a germé cette idée ?
Oui, on peut dire ça comme ça. Du moins, j’espère qu’il y aura plus d’une vingtaine de jeunes à notre Festival ! Cela dit, le but de l’Eglise, que je représente, n’est pas d’attirer les jeunes mais bien de s’en rapprocher. La musique est un moyen car elle suscite un intérêt très marqué à cette période de la vie. Du plus, il faut bien admettre que beaucoup de jeunes, malgré leur foi intacte, ont une image un peu poussiéreuse de l’Eglise. En fait, ça fait deux ans que nous sommes sur cette voie puisqu’en 2003 nous avons organisé un concert du Père Elie puis, l’année dernière, du groupe Glorious. Ces deux manifestations ont connu un réel succès tant dans l’affluence que dans l’ambiance. Forts de ces deux expériences, les jeunes ont avancé le projet d’un festival de musique chrétienne, certes d’un style moderne, où ils puissent témoigner de leur foi tout en restant jeune et joyeux.
Le Festi’Flash propose un programme riche et varié. Parlez-nous de vos invités.
En effet, sept groupes de styles différents, en passant du rock au classique, par le reggae et le gospel, sont à l’affiche de ce festival. Le programme détaillé peut être consulté sur le site Internet www.festiflash.org. Soulignons toutefois que les groupes sont suisses ou français, qu’ils sont tous chrétiens, certains catholiques, d’autres protestants ou encore œcuméniques. La musique les rassemble mais, bien plus encore, le message positif sur la vie, la foi et l’amour qu’ils transmettent.
Autrefois, on disait que « chanter, c’est prier cinq fois ». Pensez-vous que cette idée soit toujours valable avec de la musique plus décapante, comme le rock, par exemple ?
On associe facilement le recueillement à la prière. C’est une forme, très belle et nécessaire, mais qui ne correspond pas forcément à tout le monde, ni à chaque instant de notre vie. Je dirais donc oui, on peut se tourner vers Dieu de façon rythmée et joyeuse. Du reste, de très anciennes prières comme les psaumes étaient chantées avec entrain, accompagnées aux cymbales et tambourins.
Nyon semble être un lieu propice aux festivals. Avez-vous l’ambition d’atteindre le succès d’un certain... Paléo ?
Rires... Je manquerais d’humilité ! Mon souhait est que les jeunes soient actifs dans l’Eglise, qu’ils se responsabilisent en participant à cette grande organisation et qu’ils présentent au public une manifestation de qualité avec de la musique actuelle tout en affirmant leur foi.
Merci, Pascal Bregnard, pour toutes ces informations. On sera tous là le 14 mai, c’est promis ! Avant de vous quitter, juste une dernière question : Que chantez-vous sous la douche ?
Re-rires... Une chanson que ma petite fille fredonne du matin au soir. Les paroles ? Alléluia !
Anne Jaques
Le site du Festi'Flash